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CH Douai - Repas à l’hôpital

7 février 2020

Alors que le projet "Repas à l’hôpital" se poursuit avec la mise en place des expérimentations, le CH de Douai a lancé ses premières actions, en présence du coordinateur du projet, Didier Girard, chargé de mission Restau’Co, et de Monica Bosi, chargée de mission "coordination et appui au pilotage des programmes performance" à la direction générale de l’offre de soins (DGOS).

C’est parti ! L’expérimentation du centre hospitalier (CH) de Douai dans le cadre du projet "Repas à l’hôpital" a été lancée le 3 février.

Le 20 janvier, les trois établissements participants au projet (CH de Douai, CH de Paray-le-Monial et Assistance publique-hôpitaux de Paris -AP-HP) avaient présenté leurs plans d’actions au Comité de pilotage (Copil) (cf dépêche TecHopital), dont le Conseil national de l’alimentation (CNA) et les 3 ministères (agriculture, environnement et santé) ainsi que la direction générale de l’offre de soins (DGOS) et le député Frédéric Descrozailles qui sont à l’origine de cette expérience culinaire et hospitalière.

Le CNA s’était déclaré très satisfait des présentations car les établissements ont pris en compte les recommandations de l’avis n°78 (cf dépêche TecHopital), a indiqué Didier Girard, coordinateur du projet.

Avant les fêtes de fin d’année, les 3 établissements ont bénéficié de formations sur les achats et les menus à 3 composantes. Si l’expérimentation au CH de Paray-le-Monial devrait démarrer en mars, celle de Necker est prévue pour avril. Le CH de Douai est donc le premier à se lancer dans l’aventure, avec une nouvelle carte restauration pour les urgences, l’ambulatoire et l’hôpital de jour, et un panier repas pour les départs avant midi.

Le projet "Repas à l’hôpital" a permis de décloisonner les services au sein de l’hôpital, a fait remarquer à TecHopital Didier Girard, responsable du projet. Et "comme c’est un projet national, cela les engage à aller jusqu’au bout".

A Douai, le groupe projet est constitué de 8 personnes : le président de CME, le directeur des services logistiques et d’appui aux services de soin (DSLA), le médecin nutritionniste présidente du Clan, la coordinatrice diététique, le responsable restauration, une cadre de santé, un responsable hôtelier et une cadre supérieure de santé.

Leur objectif global est d"’améliorer le service de restauration", de "diminuer le pourcentage de patients dénutris", de "retrouver le plaisir de manger à l’hôpital", de "diminuer le gaspillage alimentaire" et d’"optimiser les achats et de favoriser les produits vertueux et bio".

Au total, 7 expérimentations ont été retenues par l’établissement plus une expérimentation complémentaire, celle du panier repas.

Le CH de Douai a décidé de commencer son expérimentation par la mise en place d’une carte fixe restauration "attrayante et diversifiée" afin d’offrir du choix aux patients et cela au sein des services d’hôpital de jour ambulatoire (médecine et chirurgie), mais aussi dans l’unité d’hébergement de courte durée.
Le projet a été validé en groupes de travail et par les services concernés. Des commandes de produits appertisés à date limite de consommation longue (DLC) sont en cours avec une négociation tarifaire. Les cartes restauration plastifiées ont été réalisées.
Deux chariots "maîtres d’hôtel" adaptés ont été commandés, l’un ne fait que du froid pour l’unité de médecine ambulatoire, l’autre fait du chaud et froid pour l’unité de chirurgie ambulatoire.

De plus, un service de panier repas a été mis en place pour remplacer le plateau repas lorsque le patient sort de l’hôpital entre 11 et 12 heures. Il contient une saladière niçoise, une compote et un biscuit sec. Ce panier sous forme de sac kraft "permet de faciliter le flux patient et de réduire le gaspillage alimentaire". Il est proposé dans les services de pneumologie, de gastroentérologie et de court séjour gériatrique. Si le patient ne sort plus avant midi, alors un plateau repas est constitué par l’hôtelier pour un service en chambre.

Constitués uniquement de produits appertisés et stockés dans les offices alimentaires, ces paniers repas sont prévus la veille de la sortie. L’agent hôtelier entre dans le logiciel "Datameal" "panier repas" pour le déjeuner du patient, ce qui supprime automatiquement la livraison d’un plateau repas.

Quant au restaurant patient autonome, il sera fonctionnel à partir du 31 mars. D’une capacité de 25 à 28 couverts, ce self permettra aux patients et à leurs accompagnants d’"être acteurs de leurs choix alimentaires". "Nous sommes actuellement dans la phase de travaux pour l’installation de ce self qui sera situé dans le bâtiment principal et entièrement dédié aux patients", a précisé Thomas Lalou, responsable restauration du CH. L’achat du matériel sera financé par l’enveloppe financière allouée par la DGOS à cette expérimentation.

"Depuis le 7 janvier, nous nous efforçons d’acheter de plus en plus de produits locaux, de qualité, durables et bio, et tendre ainsi vers les objectifs de la loi Egalim (50% de produits vertueux dont 20% bio)", a complété le responsable restauration. Il s’agit d’une opération à budget constant puisque "nous achetons moins mais des produits de meilleure qualité".

L’expérimentation sur le manger-mains sera lancée le 6 avril, sur 2 unités Alzheimer de l’Ehpad. Des bouchées de 15 grammes de courgette, carotte, pois chiches, bœuf bourguignon, saucisses, poulet seront proposées aux malades d’Alzheimer. "Comme les personnes âgées démentes déambulent beaucoup, nous avons du mal à les asseoir à table", a fait remarquer Cathy Plancq, cadre de santé. "Le but avec cette expérimentation est de leur permettre d’attraper de la nourriture par petites bouchées au fur et à mesure de leur déambulation."

Pour les patients en fin de vie, "nous travaillons actuellement sur un plateau sans réel apport nutritionnel mais qui proposera une alimentation plaisir", a détaillé Charlotte Ficner, coordinatrice diététique. Le but de cette expérimentation, lancée le 6 avril soit en même temps que le menu manger-mains, "est de mettre à disposition des patients en fin de vie, un plateau attractif pouvant attirer l’œil. Ce plateau très coloré avec de petites assiettes contenant des bouchées chaudes et froides, des pâtisseries, colorées, épicées, attractives permettra de redonner un peu de plaisir aux patients. Le chariot sera laissé dans la chambre, à disposition des familles et du patient qui pourra le consommer à toute heure de la journée".

"Il existe une dynamique très forte des équipes pour cette expérimentation. Au début, cela pouvait apparaître comme un vrai challenge pour les cuisines. D’ailleurs, un gros travail pédagogique a été réalisé par l’équipe de restauration pour expliquer leurs contraintes techniques et d’organisation", a expliqué Renaud Dogimont, directeur général du CH.

"Je suis très fière de l’implication de mes équipes dans ce projet", a-t-il poursuivi. "Cette expérience nécessitait un très fort savoir-faire. Les objectifs qui pouvaient sembler contradictoires à l’origine ont été atteints puisque nous sommes en capacité de nourrir les patients avec des produits de meilleure qualité, sans que cela nous coûte plus cher. Ce projet est une véritable source de motivation pour tous. Il permet de montrer que la restauration collective en service public peut être de qualité", a-t-il conclu.

Source : TecHopital, par Geneviève DE LACOUR, le 07/02/2020

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