Actualité / Actualité de la santé

Cour des comptes - La politique de prévention des infections associées aux soins

19 février 2019

Une infection est dite associée aux soins (IAS) si elle survient au cours de la prise en charge d’un patient par un professionnel de santé, en médecine de ville, dans un établissement médico-social ou dans un établissement de santé (dans ce dernier cas, elle est qualifiée de nosocomiale). Elle n’est pas nécessairement concomitante avec la prise en charge et peut se déclarer de 48 heures jusqu’à une année à distance de
cette dernière. Depuis une trentaine d’années, une politique publique structurée a
été mise en œuvre pour prévenir les infections associées aux soins, essentiellement à l’hôpital, et en réparer les conséquences. Les associations de patients ont joué un rôle décisif dans l’impulsion de cette politique, à la suite de la médiatisation de cas groupés d’infections dans certains établissements de santé. Les actions mises en œuvre ont permis une diminution puis une stabilisation de la prévalence des patients infectés à l’hôpital de l’ordre de 5 %, soit environ 470 000 patients infectés par an. Si les infections associées aux soins se traduisent le plus souvent par un inconfort
transitoire, elles peuvent avoir des conséquences beaucoup plus lourdes :
hospitalisation prolongée, opérations à répétition, amputation, voire décès. Pour les plus graves d’entre elles, chez les patients les plus fragiles, elles seraient la cause directe de 4 000 décès en France. La prévalence des patients infectés lors de soins en ville n’est en revanche pas connue ; sa mesure reste embryonnaire dans le secteur médico-social. Le coût des affections associées aux soins est difficile à établir ; une étude ancienne les situe dans un intervalle de 2,4 Md€ à 6 Md€.

La lutte contre les infections associées aux soins implique de réduire leur nombre à l’hôpital et de prendre de surcroît pleinement en compte les enjeux liés au parcours de soins en dehors de l’hôpital et à l’antibiorésistance (I). Pour partie engagée, la réorganisation de l’action publique doit être menée à bien à tous les niveaux de la gestion du risque, des structures de soins jusqu’au cadre national de pilotage (II). Au-delà, il importe de responsabiliser plus fortement les acteurs du système de santé
eux-mêmes, en améliorant les pratiques professionnelles en matière d’hygiène et de prescription des antibiotiques et en promouvant une gestion plus active du risque.

Source : Cour des comptes, février 2019

Envoyer un message à un ami : X
code

Nos domaines d'activité

Selectionner un domaine
Accueil du patient Activités interventionnelles Bientraitance Biomédical Bloc opératoire Continuité des soins Développement durable Dossier patient Droits du patient Education thérapeutique EPP Fin de vie Fonctions logistiques et infrastructures Gestion des ressources financières Gestion des ressources humaines Identification du patient Imagerie médicale Information du patient Laboratoire Management de la qualité et de la sécurité des soins Offre de soins Organismes institutionnels Outils et méthodes Qualité et Gestion des risques Pilotage interne Prise en charge de la douleur Prise en charge médicamenteuse Prise en charge nutritionnelle Prises en charges particulières Projet de soins personnalisé Psychiatrie Qualité et sécurité de l’environnement Risque infectieux Risque transfusionnel Risques professionnels Santé publique Satisfaction des usagers Sécurité des biens et des personnes Sortie du patient et coordination de la prise en charge Spécialités SSR Stratégie de l’établissement Système d’information Urgences