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Prévention des risques psychosociaux : les employeurs du public déclarent une forte exposition et une prévention active

18 mars 2019

En 2016, d’après leurs employeurs, près de 90 % des agents du secteur public et près de 70 % des salariés du secteur privé travaillent dans un établissement ayant pris, au cours des trois dernières années, des mesures pour prévenir les risques psychosociaux (RPS) au travail. Ces actions ne sont pas toujours menées dans le cadre d’une démarche formalisée d’évaluation des risques. En effet, seule la moitié des agents du secteur public et des salariés du secteur privé travaillent dans un établissement ayant élaboré ou mis à jour, au cours des douze derniers mois, un document unique d’évaluation des risques professionnels incluant les risques psychosociaux.
Les politiques de prévention des risques psychosociaux combinant des actions de types « secondaire » (sensibilisation et identification des risques) et « tertiaire » (prise en charge une fois le risque réalisé) sont les plus répandues par rapport aux actions de type « primaire » (modification de l’organisation du travail), dans le secteur public comme dans le privé. Les établissements où l’employeur déclare une faible exposition de ses salariés, petits ou moyens établissements du secteur privé, ont plus souvent une très faible activité en matière de prévention. D’autres établissements, notamment
de la fonction publique hospitalière et de l’enseignement de taille moyenne et de grands établissements des services du secteur privé où l’exposition des salariés est également relativement faible, mènent une politique active et variée dans le domaine de la prévention.
Parmi les établissements signalant une exposition forte de leurs salariés aux risques psychosociaux, on distingue trois groupes. Le premier, composé surtout de petits et moyens établissements publics, est relativement peu actif dans la prévention malgré des expositions signalées par les employeurs concernant en particulier le travail dans l’urgence, les conflits de valeurs et l’intensité du travail. Le deuxième, qui comprend plus souvent de petits établissements de la fonction publique de l’État et de la fonction publique territoriale, se distingue par une concentration des « risques généralisés » (pour plus de 50 % des salariés), notamment de ceux liés aux tensions sociales, et par une insuffisance de prévention pour y faire face. Les établissements du troisième groupe, constitué plus souvent de grands établissements du public dans lesquels les salariés sont massivement exposés à un « risque localisé » (de 10 à 50 % des salariés) mais à tous les risques psychosociaux, se caractérisent par un climat social en tension et mènent une politique active de prévention des risques.

Source : Ministère de l’Action et des comptes publics, février 2019

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